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Je m’accroche au petit brin d’espoir que m’offre la vie

  • mdsmieuxetre
  • Mar 30
  • 5 min read
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Depuis novembre, je me bats à contre courant. Vers où? Vers quoi? Je ne sais pas trop! Je suis en mode survie.


**Avant de vous expliquer, je vais commencer par dire Merci à mon conjoint et mes bonnes amies pour leurs écoutes, leurs patiences, leurs compassions et leurs conseils bienveillants remplies d’amour ses derniers mois.


Comme vous savez, en 2015, j'ai été diagnostiqué d'un burnout parental et d'une dépression. À ce moment, contre mon désir, j'ai commencé à prendre des anti-dépresseurs.


En 2023, j’ai été voir un médecin parce que je sentais la maladie mentale prendre de la place. J’étais fatigué. Je manquais de motivation. J’étais continuellement triste et je remettais TOUTE ma vie en question. J’aimerais préciser que je n’ai pas de médecin de famille mais je suis prise en charge par un groupe de médecin. C’est mieux que rien, right? Mais, ce n’est pas l’idéale parce que la maladie mentale, c’est complexe et sa demande un suivi continu. Mais bon, je rencontre le médecin à quelques reprises et après avoir tenté de changer mes médicaments deux fois et d’avoir chamboulé davantage ma vie vers un mal être. La médecin m'informe qu’elle se demande si je n’ai pas un trouble bipolaire de type II et elle me réfère à l’hôpital de santé mentale de notre région dans le but de rencontrer un psychiatre. Un brin d’espoir!


En attendant, un retour d’appel, je m’achète un livre pour mieux comprendre ce trouble : « Why am I still depressed? Recognizing and managing the Ups and Downs of Bipolar II and Soft Bipolar Disorder » Le titre m’interpelle grandement. Pourquoi suis-je encore déprimé? Une question que je me pose depuis plusieurs années. C’est intéressant. Je vois certains liens à faire mais je ne suis pas convaincu, mais c’est fort possible. On ne sait jamais!


Quelques mois plus tard, je reçois un appel de l’hôpital pour rencontrer un infirmier praticien en santé mentale. Ayant étudier en soin infirmier et ayant pris plusieurs formations en santé mentale, je trouve l'opportunité de rencontrer ce spécialiste intéressant. Ce n’est pas un psychiatre mais c’est une personne, un point de contact, une porte d’entrée vers un mieux-être potentiel sur le long terme. Un brin d’espoir!


Je le rencontre à tous les mois et à tous les trois mois. C’est une période correcte. Ça va mieux! À première vue, il ne voit pas de trouble de bipolaire, il parle de trait de personnalité, pas de trouble mais de trait. Je ne comprends pas trop! Mais, je fais confiance au processus et je continue mes rencontres. Pendant plusieurs mois, j’écoute et je travaille sur mes schèmes de pensées.


L’été, c’est ma saison, j’ai de l’énergie, un grand désir de voir du monde et d’entamer des projets. L’été dernier était différent. Je n’ai pas ressenti ce sentiment positif dans mon corps, mon être, mon âme pendant la période estivale de 2024. L'infirmier a donc commencé à regarder les différents médicaments possibles pour m’aider. Encore, je me sens comme un rat de laboratoire, on essaie différents médicaments mais rien ne semble fonctionner, je me sens de pire en pire. J’essaie d’être patiente avec moi-même mais ça ne fonctionne pas.


En novembre 2024, je me retrouve dans son bureau en larme, en panique, à bout de mes ressources. Il ne sait pas trop quoi faire et il me le dit. Il m’encourage tout de même à arrêter le nouveau médicament. Évidemment, il ne me fait pas! Il me réfère à l’hôpital de jour pour du soutien supplémentaire et il me suggère d’aller au privée pour entreprendre une évaluation psychiatrique. Mais, pourquoi n'ont-ils pas fait cette évaluation dans la dernière année? Je ne sais pas! Je suis en colère contre notre système de santé de marde.


Je vais donc voir le pharmacien et je diminue ses médicaments. Au début, ça va un peu mieux…


J’ai aucun suivi de l’infirmier et aucun retour d’appel de l’hôpital de jour.


J’appel 8 différents endroits pour trouver une personne qualifiée pour l’évaluation psychiatrique. Je trouve un psychologue anglophone à Toronto en virtuelle qui peut me prendre à la fin janvier au coût d’environ 1,500.00$. Une chance que je parle anglais et que j'ai un bon salaire pour me permettre de payer. J'ai besoin de cette évaluation, pour mieux me comprendre, pour être en mesure d’identifier la bonne médication pour me permettre d’être plus heureuse, et pour le bien-être à long terme de mes enfants aussi.


Le 18 décembre, 3 semaines plus tard, quelques jours avant le temps des fêtes, je ne suis pu médicamenté et je ne vais pas bien du tout! Je fais que pleurer. J’ai des chocs cérébraux et des maux de cœur. Je me demande si ça ne serait pas mieux si je n’étais pas ici mais je me ressaisis parce que je ne peux pas faire ça à mes enfants justes avant noël. Je me fais peur. Donc, j’appelle l’hôpital de santé mentale pour parler à l’infirmier. Je pleure tellement qu’il ne me comprend pas. La ligne de téléphone coupe. Je me calme et je rappelle. Son adjointe prend mes coordonnées. Je n’ai aucun retour d’appel!


Pendant le temps des fêtes, je passe beaucoup de temps à dormir et à me reposer. J’essaie de m’effacer, de ne pas être trop triste devant ma famille et mes enfants. J’essaie de m’efforcer à être heureuse, comme je devrais l’être! Ca fait tout de même du bien. Après les vacances, au retour au travail, je perds complètement patience avec tout. Pu capable! Je me fâche contre ma famille et je quitte dans un Airbnb pour être seul pendant quelques temps. Je sentais que j’avais besoin d’espace et de temps pour être avec moi-même, mes émotions, sans jugement et sans peur de blesser les autres autour de moi.


J’ai tenté de rappeler l’hôpital de santé mentale, j’ai laissé des messages, aucun retour d’appel. J’ai donc fait une plainte et j’ai mis le ministre de la santé en Cc. Oui! Oui! Le ministre de la santé. C’était un cri du cœur, un appel à l’aide, d’une femme forte, résiliente et pleine de ressources, à boute d’elle-même.


Je me sentais vraiment seul! Je me suis senti abandonné par notre système! Le brin d’espoir s’est changé en désespoir.


Donc, à la mi-janvier, je me suis retrouvé devant mon pharmacien en larme et il m’a entendu, il m’a vu, il m’a accueilli et il a fait de son mieux pour m’aider. Il a appelé l’hôpital en question pour moi. À ce moment, ils ont carrément refusé de m’aider parce que j’avais fait une plainte. Il a communiqué avec un autre psychiatre pour voir s’il pouvait m’aider mais ce n’était pas possible. Il a passé plus de 2 heures avec moi cette journée pour trouver une solution. Il n’avait pas de solution miracle mais le temps qu’il a consacré avec moi pour me parler et m’encourager, ça m’a donné un brin d’espoir pour continuer à me battre pour mon bonheur!


Nous sommes maintenant presqu’au mois d’avril. Je n’ai toujours pas eu de retour de l’hôpital. Aucun soutien supplémentaire de leur part. J’ai un diagnostique que je partagerai peut-être dans un autre blogue et je vois ma psychologue prochainement pour entreprendre un processus plus rigoureux... je continue mon chemin.


Un jour à la fois!

Merci de me lire.

 

Bon cheminement,

 

Melissa 

 
 
 

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